En ce 8 mars, journée Internationale pour les droits des femmes , Ecolo interpelle le Collège communal.

Officialisée par les Nations Unies en 1977, la Journée internationale des Femmes (à ne pas confondre avec l’appellation « journée de la femme » qui est une démarche commerciale), trouve son origine dans les luttes ouvrières du début du XXème siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Tant que l’égalité entre les femmes et les hommes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de célébrer cette journée. Pour ce faire, nous pouvons manifester. Mais nous pouvons aussi prendre des décisions qui participeront à l’objectif d’égalité.

Voici quelques propositions concrètes proposées par Françoise Halleux lors du Conseil communal du 8 mars 2022 :

– Sur le site internet de la commune, dans la rubrique « vie politique », une description est faite du rôle du « Directeur financier » et non de la « Directrice financière », alors que ce poste était occupé jusqu’à peu par une femme.

Pour la présentation du conseil communal, nous pouvons lire qu’il se compose de 19 membres : un bourgmestre, 5 échevins et 13 conseillers communaux. Qu’en est-il des échevines et des conseillères ?

– Il en va de même pour de nombreux textes dans le bulletin communal et dans les communications officielles où une plus grande attention pourrait être apportée à l’égalité homme/femme via la féminisation des noms, quand cela a lieu d’être bien sûr.

Ici, vous pouvez télécharger ( 286 (2021-2022) n°1 – Projet de décret relatif au renforcement de la féminisatio-1 ) le Décret du Parlement de la CF relatif au renforcement de la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre et aux bonnes pratiques non discriminatoires quant au genre dans le cadre des communications officielles ou formelles, entré en vigueur le 1 janvier 2022 et qui devrait être une bonne source d’inspiration.

– En ce qui concerne les noms de rues, nous pouvons constater en parcourant le territoire de Sombreffe, que celles-ci rendent majoritairement hommage à des hommes. Par ex : Gustave Fiévet, Emile Pirson, Gaston Bauwens, François Dupire, …. Nous en avons relevé une bonne vingtaine. Par contre, peu de rues porte le nom d’une femme. Nous avons trouvé l’Avenue Reine Fabiola et la Place Marguerite Marloye. 2 seulement contre 20 rues portant des noms d’hommes.

Vu la perspective des projets immobiliers et la création de nouvelles voiries, sentiers ou places, donner plus de visibilité aux femmes dans l’espace public permettrait de rééquilibrer cette situation héritée d’un passé patriarcal.

Nous pourrions ainsi anticiper la création des nouveaux projets en reprenant une liste de noms qui rendent hommage à des personnalités du genre féminin ayant marqué la commune de Sombreffe, ou leur époque, par des actes héroïques ou sur le plan scientifique, social, culturel, … Les archives de Boignée et l’ASBL Samaravia, par exemple,  pourraient certainement être à même de suggérer des noms de Sombreffoises remarquables.

Et tout cela pourra se faire dans le respect des Règles de la Commission royale de toponymie & dialectologie, qui doit être consultée pour l’attribution d’un nom de rue ou d’espace public.

La question du groupe Ecolo à la majorité est donc la suivante :

Quelle est la position du Collège sur notre proposition d’œuvrer pour l’égalité homme/femme en portant une plus grande attention à la féminisation dans les textes communaux et sur notre proposition de féminisation de nos espaces publics ?

 

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